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Sciences Sociales et Politique

Tunisie. La coalition face aux manœuvres de ses adversaires

Nejib Tougourti

La révolution suit son chemin, bon gré, mal gré. Le camp de ses partisans a fêté son premier anniversaire et s’est félicité de sa bonne santé, voyant dans l’évolution de la situation politique actuelle une victoire sur l’injustice et un triomphe de la liberté. Ses ennemis, qui regroupent, dans leur noyau dur, un grand nombre des agents de l’ancien régime, sont inconsolables, encore sous le choc, endeuillés par la perte cruelle de leurs nombreux et illégitimes privilèges.

Pour les tunisiens, ce n’est pas encore le bout du tunnel !

L’euphorie et l’enthousiasme suscités par la journée historique d’ouverture des travaux de la Constituante, ont été de courte durée. Beaucoup de tunisiens qui ont suivi la transmission de la cérémonie, sur leur petit écran, ont été émerveillés par sa sobriété et sa spontanéité. Point de longues ovations, de discours fleuves, assommants, truffés de contrevérités et de mensonges. Aucun foulard mauve autour des cous, pas de portraits géants ni de larges banderoles.

Place aux jeunes !

Depuis déjà quelques temps je cherchais à m’acquérir un ordinateur. Je visitai, en premier, un revendeur que j’ai déjà repéré pour la qualité et la diversité de son offre. À l’intérieur de la boutique, une large gamme de portables était exposée. Deux jeunes filles, des étudiantes, probablement, scrutaient, à l’intérieur, les nouveaux produits, très intéressées par la marchandise. A mon approche, j’entendis l’une d’elle dire à son amie : « Allons-nous-en, maintenant ! Allons voir d’autres magasins, nous reviendrons plus tard !».

Des lueurs d'espoir à l'horizon !

Des lueurs d’espoir à l'horizon tunisien !

Faut-il ne voir dans le résultat des élections et le triomphe des islamistes qu’une conséquence malheureuse de la dégradation de la situation sociale et économique du pays, de la régression de la classe moyenne et de l’affaiblissement du rôle de l’intelligentsia et de l’élite, séculière ?

Vers un nouveau «modèle tunisien»?

Vers un nouveau «modèle tunisien»?

Les élections du 23 octobre ont abouti à une nouvelle réalité politique, inédite, dans l’histoire récente de la Tunisie. Le verdict, sans appel, rendu par les urnes, a marqué, d’une façon tragique, la disgrâce de la vieille élite, séculière et pro-occidentale, chassée, sans ménagement, par une, toute nouvelle, qui se réfère à la religion musulmane.

Les non indignés tunisiens jouent la carte du péril intégriste, à la veille des élections

Les grandes puissances et leurs médias et certaines parties tunisiennes, de connivence, celles qui ont aidé l'ancien régime, commencent, dès maintenant, et avant même de connaitre les résultats des élections, à nous imposer leur projet de la Tunisie de demain : Un pays sans visage, sans âme, sans souveraineté, sans valeurs morales, sans spiritualité, sans fierté, sans repères. Un pays bâtard, enfant de la rue, vulnérable et affaibli, à la merci des grands prédateurs de ce monde.

Pour une information moins élitiste en Tunisie

Nejib Tougourti écrit – Il ne peut y avoir de démocratie et de souveraineté populaire, réelles, sans une accessibilité parfaite, pour tous les citoyens, à l’information.


J’ai suivi, il y a quelques années, le travail d’une collègue qui, pour des besoins de comparaison avec le lot de ses malades, a étudié un échantillon de personnes normales, ne souffrant d’aucune gêne cognitive dans leur vie quotidienne. Son groupe témoin

Aux urnes, Tunisiennes et Tunisiens

Nejib Tougourti écrit – N’écoutez-pas les oiseaux de mauvais augure et ne cédez pas aux fauteurs de troubles. Votez utile, votez massivement ! L’heure de la liberté a sonné.

A l’approche des élections, une ambiance de journées studieuses règne sur le pays. Quelques chahuteurs, mauvais élèves, essayent de perturber, sans y arriver, les dernières révisions des candidats aux élections du 23 octobre.

Ces jours de fête, je suis triste !

Jours de fête, jours de tristesse pour les blessés de la révolution tunisienne, abandonnés à leurs douleurs, et presque oubliés par la nation. Par Néjib Tougourti

Durant les premières heures de la révolution, encore sous l’ancien régime, pendant les sombres moments de la terreur, quand le tyran et ses sbires, pris de panique, ont donné l’ordre de tuer à vue, de tirer sur les manifestants, qui affrontaient, mains nues, avec une rare bravoure, une mort certaine, des meilleurs de nos hommes et femmes, sont tombés, lâchement atteints, par des balles fatales, traitresses.

Espoirs et appréhensions de la révolution libyenne

Il est encore trop tôt de juger la jeune révolution libyenne et ses chances de réussite. Beaucoup ont prédit une longue guerre fratricide. Il n’en fût rien et l’issue semble, pour le moment, heureuse. Par Néjib Tougourti


La victoire des rebelles libyens, qui ont réussi à venir à bout de l’une des plus vieilles dictatures arabes en ajoutant un troisième nom, à la liste des despotes déchus dans la région, aura, sans doute, des répercussions importantes sur les pays voisins, la Tunisie, l’Algérie et l’Egypte et tout le monde arabe. Cette victoire ne manquera pas, aussi, de renforcer les jeunes révolutions, encore en pleine tourmente, en Syrie et au Yémen et les mouvements de protestation, de moindre ampleur, au Maroc et en Algérie.

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