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Sciences Sociales et Politique

La grave déviation du mouvement féministe tunisien

 

A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, on a eu droit, à notre corps défendant, aux séquences, devenues familières, mais toujours rebutantes, de femmes, toujours les mêmes, s'exhibant devant les caméras des télévisions, pour dénoncer, dans des attitudes tragi-comiques, les menaces, très exagérées, qui pèsent, selon elles, sur les acquis de la femme et sa liberté, après les derniers changements politiques, survenus dans le pays, depuis la révolution.

La manifestation de la légalité

J'ai suivi avec beaucoup de curiosité les interview réalisés par une journaliste sur l'une de nos chaînes télévisées aux manifestants de samedi dernier, sur l'avenue Habib Bourguiba. Ils étaient de condition modeste, pour la plupart, mais dignes et fiers. Il n'y avait ni haine ni rancune dans leurs propos. Ils avaient le regard franc et parlaient avec beaucoup de sincérité. Ils étaient enthousiastes et heureux. L'ambiance était festive, bon enfant. Une grande ferveur révolutionnaire et religieuse inondait l'immense foule. Un sentiment très fort de communion d'idées, de valeurs, de convictions politiques et religieuses semblait l'unir comme un seul bloc. Rien à voir avec les manifestations organisées du temps de la dictature. Les participants n'étaient pas les professionnels de la claque qui sortaient applaudir au passage des escortes officielles. Leur grande spontanéité était impressionnante. 

L'epreuve de force

L'entrée en ligne des ligues pour la protection de la révolution, en ce moment, n'est pas fortuite. Il existe, en effet, de sérieuses craintes que le processus révolutionnaire ne soit avorté et que des forces proches de l'ancien régime ne reprennent les rênes du pouvoir, de nouveau, dans le pays, aidées par certains milieux affairistes, des chancelleries étrangères et des courants politiques divers hostiles aux islamistes. C'est cette appréhension bien légitime quiest, aujourd'hui, à l'origine de la tension qui caractérise, de plus en plus, les rapports entre le gouvernement et l'opposition. 

 

Une émission choquante

J'ai regardé l'émission de jeudi soir sur Ettounissia. Ce n'était pas en réalité un débat mais un réquisitoire haineux et revanchard contre la révolution et ses partisans. Rien n'a été laissé au hasard pour obtenir le plus d'impact possible et susciter chez le spectateur, et à son insu, un sentiment d'angoisse, de peur, de doute et de rejet pour tout le processus révolutionnaire, rendu responsable de la situation dans le pays; dont on a brossé, d'une façon bien exagérée, un tableau très alarmant.

Sondge de l'IRI : un fidèle instantané de la situation dans le pays

Notre pays est à la veille d'un round, décisif, entre la Troïka et le clan de Nida Tounes, le parti fondé par l'ancien premier ministre. Cette nouvelle formation politique rassemble, essentiellement, l'ancienne intelligentsia, qui, depuis l'indépendance, et grâce à la complicité de la dictature, occupait pratiquement tous les postes clés du pays. A deux reprises, le président du parti du mouvement islamique, Ennahdha, a écarté toute possibilité d'entente avec Nida Tounes. Le chef du gouvernement, a, de son coté, vivement critiqué, sur un ton dépité, mais sans le nommer, le président de ce parti, qui a fait preuve, selon lui, d'irresponsabilité et de mauvaise foi, en affirmant la fin de la légitimité du gouvernement, après le 23 octobre courant.

La politique de la peur

Certains de nos médias montrent, depuis quelques temps, un goût prononcé, morbide, pour le sordide, le malpropre, le crasseux et le dégoûtant. Ils raffolent des émissions et faits divers où l'on relate, avec force détails, des histoires de meurtres, de mutilation et de torture, des plus horribles. En plein écran, des images d'épouvante sont diffusées pendant des heures de grande écoute, où sont affichés, sans pixellisation, des cadavres démembrés, calcinés, des visages étouffés, bleutés, défigurés par la douleur, des corps déchiquetés, de vieillards et d'enfants.

La dérive religieuse

 

S'attaquer aux croyances, insulter les Dieux et les messagers, souiller, détruire les temples et les lieux de prière, constituent des actes de guerre, d'extrême gravité, vieux comme le monde, qui ont caractérisé des périodes particulièrement sombres, de fanatisme, d'intolérance et de conflits religieux, ayant jalonné l'histoire de toute l'humanité et qui ont toujours coïncidé avec des périodes de famine, d'épidémies et de grande misère.

Mes sincères condoléances au peuple américain

Mes sincères condoléances au peuple américain !
Il est clair que les assassins d'aujourd'hui, à Benghazi, ne sont ni des musulmans zélés, provoqués par un film blasphématoire, posté sur l'Internet, ni des ressortissants libyens soucieux de défendre les intérêts de leur pays, mais de vrais professionnels du crime qui ont agi dans le cadre d'un agenda précis qui a pour but essentiel de nuire aux bons rapports qui lient, désormais, nos pays du printemps arabe aux Etats-Unis, la première puissance mondiale. 

Une démonstration peu convaincante

J'ai longtemps cherché sur le web pour, finalement, tomber sur la dépêche de l'Associated Press concernant la manifestation d'hier, lundi 13 août, journée de la femme en Tunisie. J'avais besoin d'une estimation précise et neutre du nombre des participants.

La Deuxième Révolution n'aura pas lieu

Notre opposition vient d’essuyer, encore une fois, un cuisant échec. Cette fois-ci, à Sidi Bouzid, où elle a choisi de s’exhiber. Elle cherchait, pourtant, à courronner une intense période d’hostilités qu’elle avait menées, tambour battant, contre le gouvernement à majorité islamiste.

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