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Sciences Sociales et Politique

Une alliance contre nature

Le spectaculaire rapprochement entre le Front Populaire et Nidaa Tounès, a suivi de peu la visite remarquée du nouveau leader du mouvement, à Paris, qui a lancé, à l'occasion, des appels au Président Hollande, l'implorant d'annuler sa visite  

Une Femen des premières heures

Il y a quelques années, dans un café chic, style européen, au cœur de Tunis, vers dix heures du matin, j'attendais un ami, les yeux plongés dans mon journal, quand je fus, soudain, arraché à ma paisible lecture par la voix d'une femme en colère qui débitait un flot impressionnant d'insultes et de grossièretés face à l'assistance, en majorité masculine, surprise et gênée. Je levai les yeux. Il s'agissait d'une jeune, la trentaine ou moins, frêle, en jean, la chemise largement ouverte, les cheveux courts, coupe garçonne. 

Les salafistes au collimateur d'Ennahdha

 

Pas de répit pour les Tunisiens ! Après les évènements de Chaambi, et leur lot de jambes amputées et vues perdues, après l'horrible meurtre de l'officier de police à Djebel Jelloud et ses abominables détails, imputé à une mystérieuse bande de religieux criminels, surgirent, rapidement, les évènements de Kairouan et la banlieue de Tunis, à Cité Ettadhamen, qui se sont soldés par la mort tragique d'un jeune homme, dans des conditions peu élucidées, et une vingtaine de blessés, parmi les forces de sécurité et les manifestants.

Al Qaeda entre en jeu

 

Ce qui se passe actuellement à Chaambi préoccupe énormément l'opinion publique nationale, traumatisée par les images, relayées par les médias, des jeunes soldats et agents de la garde nationale, mutilés par des mines antipersonnel, traitreusement plantées sur leur passage par des terroristes aux abois. Même si le nombre de ces derniers ne dépasse pas, selon plusieurs sources concordantes, les quelques dizaines, et bien qu'ils semblent sur la défensive, coupés de leurs bases et que leur arrestation est inéluctable, les appréhensions des

Une légère éclaircie dans la grisaille

Dans l'épaisse grisaille actuelle que traverse le pays, trois événements récents ont apporté une très discrète mais réelle éclaircie: le dialogue national, d'abord, qui se poursuit en vue d'un consensus rapide sur un certain nombre de points importants, encore litigieux; la fin de la rédaction de l'avant dernière version de la Constitution, ensuite, après plus de 16 mois d'âpres discussions et enfin, l'adoption de la loi portant création de l'Instance Provisoire de l'Ordre Judiciaire, qui constitue, tout le monde en convient, y compris le syndicat des magistrats et leur association, un pas important sur la voie de l'indépendance de la magistrature. 

Le tiercé gagnant de la Troïka

 

A deux reprises, en moins d'une dizaine de jours, d'abord à Doha, à l'occasion du 24e Sommet Arabe, puis, dans une lettre aux membres du bureau politique de son ancien parti, le Congrès pour la République (Cpr), le Président, qui se définit comme un homme de gauche, laïc et démocrate, a défendu l'expérience tunisienne et l'alliance, stratégique, entre le Cpr et le parti d'inspiration islamique, Ennahdha, majoritaire. 

Un geste plein d'équivoques

Notre pays est, depuis les dernières élections du 23 octobre, dans le collimateur de la France officielle, qui n'a pas encore digéré, semble-t-il, la disparition, tout aussi tragique que subite, de ses anciens amis, emportés par une révolution qu'elle n'a pas vu venir. On se rappelle, tous, du coup de gueule de M. Valls, le ministre de l'intérieur, dénonçant le "fascisme islamiste" en Tunisie. On ne compte plus le nombre des émissions, articles et enquêtes, diffusés par les médias français, tout aussi tendancieux, à l'exemple du fameux reportage de France 2, sur les salafistes en Tunisie, diffusé en pleine période de réservation pour la saison touristique de cette année.

La fête de l'Indépendance

 Le 20 Mars, décrété jour de l'Indépendance du pays, il y a près de 57 ans, s'est transformé, après la révolution, en une date de controverses et de disputes concernant toute l'époque que certains historiens attribuent, aujourd'hui, pudiquement, à la Première République.

Un retour au calme de bon augure

 

Difficile de prédire les conséquences à long terme de l'assassinat de Chokri Belaïd. Dans l'immédiat, il ne semble pas, cependant, avoir eu un impact notable sur les rapports de forces entre les différents protagonistes politiques dans le pays. Après l'épouvante des premiers jours qui ont suivi le drame, la population semble, aujourd'hui, plus rassurée.

La contrerévolution à la conquête de l'électorat féminin

 

Certains de nos médias et stratèges de l'ancien establishment ont décidé de séduire, par tous les moyens, l'électorat féminin, croyant, à tort, qu'il est bien plus facile à duper. Ces deux dernières journées, et à l'occasion de la fête internationale de la femme, ils ont mis les bouchées doubles pour arriver à leurs fins. Pour conquérir la femme tunisienne et gagner son cœur, ils ont eu recours, fidèles à leurs vieilles habitudes, à la flatterie, au mensonge, à la langue de bois et au discours anachronique et hypocrite, qu'ils ont appris à maitriser, à la perfection. 

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