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Islam

Religion musulmane

La voie est libre pour les islamistes

Curieusement et alors que l’on s’attendait à une augmentation de la grogne populaire, signalée avec insistance par certains observateurs qui voyaient dans la concomitance des mouvements de grèves et de protestations des médecins, instituteurs et magistrats, un signe tangible ; on observe, au début de ce mois, au contraire, un apaisement et une accalmie spectaculaires avec une nette diminution des tensions politiques et sociales. On a même assisté à un échec retentissant et inédit de la grève que le syndicat régional de l’union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), du gouvernorat de Jendouba a tenu à organiser. 

Qui cherche à achever la révolution ?

Le droit de manifester, personne ne le discute. Mais pourquoi manifester ? Juste pour courir, insulter la police et crier à la répression ou, plutôt, pour transmettre un message, revendiquer un droit, dénoncer une injustice ou exprimer une opinion? Pourquoi, dans ce cas, ne pas le faire dans le calme, et en respectant la loi ? On peut manifester en petits groupes silencieux, avec une simple pancarte, en se postant à un coin de l'avenue, sans perturber ni gêner personne. Qui osera, dans ce cas, nous taper dessus ? On n'a pas besoin de crier, de courir, d'être nombreux, pour faire entendre raison et défendre notre cause, si elle est juste. Manifester pour manifester, juste pour le grabuge, pour créer l’actualité, s’afficher sur les écrans

L’heure est à l’union des forces révolutionnaires.

La révolution glisse dans une nouvelle phase, périlleuse, où des individus, véreux, font leur apparition pour semer le trouble, la zizanie et la discorde, du mieux qu’ils peuvent, entre les tunisiens ; perturbant gravement, par leur action, subversive, la mise en application des réformes, urgentes et nécessaires, pour la consécration des buts de la révolution.

Une victoire pour la révolution

ll existe bien-sûr plusieurs lectures possibles des évènements selon les tendances politiques de chacun. Le président du parti du mouvement islamique a rappelé, et on ne peut le nier, que c'était la promesse de départ de son parti, – de ne pas exiger l’application de la charia –, bien avant les élections, et que sa dernière décision est bien conforme à son engagement électoral. Il est probable aussi que ses partenaires de la coalition, du centre gauche, n'auraient pas accepté que la charia soit mentionnée comme unique et principale source de législation dans le pays et que l’accord s’est fait sur ce point lors des premiers pourparlers entre les trois formations, avant même de discuter la composition du futur

Les nostalgiques de l'ancien régime

C’est en effet un message très clair que les manifestants du samedi ont adressé à tout le pays. Ils ont dit : « Nous sommes les nostalgiques de l’ancien régime, ses enfants gâtés, les interlocuteurs privilégiés de l’étranger et ses fidèles serviteurs et nous entendons le rester. Finie la récréation ! Nous serons bientôt de retour, grâce à nos amis et leurs services secrets. Nous avons trouvé notre homme, notre sauveur, qui saura écraser votre rébellion».
 

Tunisie. La coalition face aux manœuvres de ses adversaires

Nejib Tougourti

La révolution suit son chemin, bon gré, mal gré. Le camp de ses partisans a fêté son premier anniversaire et s’est félicité de sa bonne santé, voyant dans l’évolution de la situation politique actuelle une victoire sur l’injustice et un triomphe de la liberté. Ses ennemis, qui regroupent, dans leur noyau dur, un grand nombre des agents de l’ancien régime, sont inconsolables, encore sous le choc, endeuillés par la perte cruelle de leurs nombreux et illégitimes privilèges.

Place aux jeunes !

Depuis déjà quelques temps je cherchais à m’acquérir un ordinateur. Je visitai, en premier, un revendeur que j’ai déjà repéré pour la qualité et la diversité de son offre. À l’intérieur de la boutique, une large gamme de portables était exposée. Deux jeunes filles, des étudiantes, probablement, scrutaient, à l’intérieur, les nouveaux produits, très intéressées par la marchandise. A mon approche, j’entendis l’une d’elle dire à son amie : « Allons-nous-en, maintenant ! Allons voir d’autres magasins, nous reviendrons plus tard !».

Des lueurs d'espoir à l'horizon !

Des lueurs d’espoir à l'horizon tunisien !

Faut-il ne voir dans le résultat des élections et le triomphe des islamistes qu’une conséquence malheureuse de la dégradation de la situation sociale et économique du pays, de la régression de la classe moyenne et de l’affaiblissement du rôle de l’intelligentsia et de l’élite, séculière ?

Vers un nouveau «modèle tunisien»?

Vers un nouveau «modèle tunisien»?

Les élections du 23 octobre ont abouti à une nouvelle réalité politique, inédite, dans l’histoire récente de la Tunisie. Le verdict, sans appel, rendu par les urnes, a marqué, d’une façon tragique, la disgrâce de la vieille élite, séculière et pro-occidentale, chassée, sans ménagement, par une, toute nouvelle, qui se réfère à la religion musulmane.

Le facteur religion dans l'équation tunisienne

L’article 1 de la constitution de 1959, qui comporte deux affirmations : l’islam est la religion du pays et l’arabe est sa langue, a fait couler beaucoup d’encre, ces derniers temps.  Certains n’en veulent plus, étant contraire à leur projet d’un pays laïc, d’autres craignent qu’il ne soit incompatible avec leur exigence d’une séparation entre l’état et la religion.

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