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Tunisie

Qui cherche à achever la révolution ?

Le droit de manifester, personne ne le discute. Mais pourquoi manifester ? Juste pour courir, insulter la police et crier à la répression ou, plutôt, pour transmettre un message, revendiquer un droit, dénoncer une injustice ou exprimer une opinion? Pourquoi, dans ce cas, ne pas le faire dans le calme, et en respectant la loi ? On peut manifester en petits groupes silencieux, avec une simple pancarte, en se postant à un coin de l'avenue, sans perturber ni gêner personne. Qui osera, dans ce cas, nous taper dessus ? On n'a pas besoin de crier, de courir, d'être nombreux, pour faire entendre raison et défendre notre cause, si elle est juste. Manifester pour manifester, juste pour le grabuge, pour créer l’actualité, s’afficher sur les écrans

L’heure est à l’union des forces révolutionnaires.

La révolution glisse dans une nouvelle phase, périlleuse, où des individus, véreux, font leur apparition pour semer le trouble, la zizanie et la discorde, du mieux qu’ils peuvent, entre les tunisiens ; perturbant gravement, par leur action, subversive, la mise en application des réformes, urgentes et nécessaires, pour la consécration des buts de la révolution.

Une victoire pour la révolution

ll existe bien-sûr plusieurs lectures possibles des évènements selon les tendances politiques de chacun. Le président du parti du mouvement islamique a rappelé, et on ne peut le nier, que c'était la promesse de départ de son parti, – de ne pas exiger l’application de la charia –, bien avant les élections, et que sa dernière décision est bien conforme à son engagement électoral. Il est probable aussi que ses partenaires de la coalition, du centre gauche, n'auraient pas accepté que la charia soit mentionnée comme unique et principale source de législation dans le pays et que l’accord s’est fait sur ce point lors des premiers pourparlers entre les trois formations, avant même de discuter la composition du futur

Tunisie. Le retour du printemps

La fièvre révolutionnaire commence à chuter, progressivement, en ce début de la deuxième année de la révolution tunisienne. La scène politique devient moins mouvementée. Les coups de théâtre, les retournements de situation, se font plus rares. Mais l’effervescence dans la rue ne s’est pas, totalement, estompée. La politique, les affaires de la cité, continuent à susciter, fortement, l’intérêt de la population.

Nejib tougourti

Beaucoup de mauvaise foi !

 
Décidemment, notre chère opposition ne rate aucune occasion pour s'illustrer par des prises de position, des attitudes et des critiques, excessives, et même, parfois, superficielles et d'une grande médiocrité, qui relèvent de la politique politicienne, sinon, d'une mauvaise foi, manifeste. C'est bien dommage ! On espérait beaucoup plus d'une "élite" politique qui s'est faite le chantre de la modernité, de l'esprit cartésien, de la rigueur et qui a souvent traité ses adversaires avec beaucoup d’arrogance, les accusant, d’une façon, à peine voilée, d’ignorance et d'un manque d'expérience et de discernement !

Les nostalgiques de l'ancien régime

C’est en effet un message très clair que les manifestants du samedi ont adressé à tout le pays. Ils ont dit : « Nous sommes les nostalgiques de l’ancien régime, ses enfants gâtés, les interlocuteurs privilégiés de l’étranger et ses fidèles serviteurs et nous entendons le rester. Finie la récréation ! Nous serons bientôt de retour, grâce à nos amis et leurs services secrets. Nous avons trouvé notre homme, notre sauveur, qui saura écraser votre rébellion».
 

Salut le Journaliste !

Les journalistes tunisiens vivent, ces derniers jours, des moments intenses et décisifs. L’actualité, cette fois, les touche directement et concerne leur profession, son honneur, ses lois, son code de conduite et ses rapports avec le pouvoir. La presse écrite et électronique, les stations radio, les chaines de télévision, sont au coeur de la tourmente, objets de critiques, de plus en plus ouvertes, des nouveaux responsables et d’une partie importante de la population, favorable aux dirigeants actuels du pays.

Bonne Heureuse Année 2012

 

L’année 2011 fût un rendez-vous exceptionnel avec l’Histoire. Une année qui vaut toute une vie. Que de choses avons-nous apprises  sur nous-mêmes ! Jamais on n’a autant aimé notre pays ! Que de régions et villages avons-nous visités, pour la première fois, dans ses profondeurs ! Que d’amis, militants, hommes et femmes, braves et généreux tunisiens, avons-nous découverts, aimés et admirés ! Que d’énergie avons-nous dépensée dans des débats, des discussions, des disputes,  des réunions, des projets, des articles, pour défendre la révolution et ses partisans !

Tunisie. La coalition face aux manœuvres de ses adversaires

Nejib Tougourti

La révolution suit son chemin, bon gré, mal gré. Le camp de ses partisans a fêté son premier anniversaire et s’est félicité de sa bonne santé, voyant dans l’évolution de la situation politique actuelle une victoire sur l’injustice et un triomphe de la liberté. Ses ennemis, qui regroupent, dans leur noyau dur, un grand nombre des agents de l’ancien régime, sont inconsolables, encore sous le choc, endeuillés par la perte cruelle de leurs nombreux et illégitimes privilèges.

Pour les tunisiens, ce n’est pas encore le bout du tunnel !

L’euphorie et l’enthousiasme suscités par la journée historique d’ouverture des travaux de la Constituante, ont été de courte durée. Beaucoup de tunisiens qui ont suivi la transmission de la cérémonie, sur leur petit écran, ont été émerveillés par sa sobriété et sa spontanéité. Point de longues ovations, de discours fleuves, assommants, truffés de contrevérités et de mensonges. Aucun foulard mauve autour des cous, pas de portraits géants ni de larges banderoles.

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