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Tunisie

La Turquie et le printemps arabe

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Le coup d'Etat militaire en Egypte, qui sera, certainement suivi par d'autres coups fourrés, a pour objectif principal d'empêcher une alliance idéologique, économique, stratégique et religieuse entre la Turquie, une puissance émergente du Moyen-orient, et les pays du printemps arabe.

Bas les masques

Ne sont pas wahabites ceux qu'on croyait ! L'une des surprises des derniers évènements d'Egypte est le soutien apporté par l'Arabie Saoudite aux putschistes et leurs partisans, qui, pourtant, renferment dans leurs rangs la plus grande partie des laïcs, "modernistes", farouchement opposés aux frères musulmans, les islamistes du pays.

Le Complot

Une gigantesque campagne médiatique, orchestrée par de nombreux journaux et chaines satellitaires, proches des milieux affairistes pourris, de ce monde, qui ont façonné Moubarek et Ben Ali et autres dictateurs de notre époque, cherche à transformer les dernières manifestations en Egypte en une deuxième révolution !

Une Femen des premières heures

Il y a quelques années, dans un café chic, style européen, au cœur de Tunis, vers dix heures du matin, j'attendais un ami, les yeux plongés dans mon journal, quand je fus, soudain, arraché à ma paisible lecture par la voix d'une femme en colère qui débitait un flot impressionnant d'insultes et de grossièretés face à l'assistance, en majorité masculine, surprise et gênée. Je levai les yeux. Il s'agissait d'une jeune, la trentaine ou moins, frêle, en jean, la chemise largement ouverte, les cheveux courts, coupe garçonne. 

Une légère éclaircie dans la grisaille

Dans l'épaisse grisaille actuelle que traverse le pays, trois événements récents ont apporté une très discrète mais réelle éclaircie: le dialogue national, d'abord, qui se poursuit en vue d'un consensus rapide sur un certain nombre de points importants, encore litigieux; la fin de la rédaction de l'avant dernière version de la Constitution, ensuite, après plus de 16 mois d'âpres discussions et enfin, l'adoption de la loi portant création de l'Instance Provisoire de l'Ordre Judiciaire, qui constitue, tout le monde en convient, y compris le syndicat des magistrats et leur association, un pas important sur la voie de l'indépendance de la magistrature. 

Manmoutech !

J'ai vu le film de Nouri Bouzid, “Beautés voilées” ou “Millefeuille” (“Manmoutch”, “Que je ne meure jamais !”). Le metteur en scène, qui a écrit lui-même le scénario et le dialogue, a tenu à laisser son empreinte tout le long des 90 minutes de la durée de son œuvre-testament. L’auteur traite, dans son film, de la révolution, de l'intégrisme religieux, de la condition de la femme tunisienne, mais surtout il semble avoir voulu en faire un réquisitoire contre une société, qu'il n'a jamais portée dans son cœur. 

Le tiercé gagnant de la Troïka

 

A deux reprises, en moins d'une dizaine de jours, d'abord à Doha, à l'occasion du 24e Sommet Arabe, puis, dans une lettre aux membres du bureau politique de son ancien parti, le Congrès pour la République (Cpr), le Président, qui se définit comme un homme de gauche, laïc et démocrate, a défendu l'expérience tunisienne et l'alliance, stratégique, entre le Cpr et le parti d'inspiration islamique, Ennahdha, majoritaire. 

Un geste plein d'équivoques

Notre pays est, depuis les dernières élections du 23 octobre, dans le collimateur de la France officielle, qui n'a pas encore digéré, semble-t-il, la disparition, tout aussi tragique que subite, de ses anciens amis, emportés par une révolution qu'elle n'a pas vu venir. On se rappelle, tous, du coup de gueule de M. Valls, le ministre de l'intérieur, dénonçant le "fascisme islamiste" en Tunisie. On ne compte plus le nombre des émissions, articles et enquêtes, diffusés par les médias français, tout aussi tendancieux, à l'exemple du fameux reportage de France 2, sur les salafistes en Tunisie, diffusé en pleine période de réservation pour la saison touristique de cette année.

La fête de l'Indépendance

 Le 20 Mars, décrété jour de l'Indépendance du pays, il y a près de 57 ans, s'est transformé, après la révolution, en une date de controverses et de disputes concernant toute l'époque que certains historiens attribuent, aujourd'hui, pudiquement, à la Première République.

Un retour au calme de bon augure

 

Difficile de prédire les conséquences à long terme de l'assassinat de Chokri Belaïd. Dans l'immédiat, il ne semble pas, cependant, avoir eu un impact notable sur les rapports de forces entre les différents protagonistes politiques dans le pays. Après l'épouvante des premiers jours qui ont suivi le drame, la population semble, aujourd'hui, plus rassurée.

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