Ennahdha légèrement affaiblie après les derniers évènements

Ennahdha et le gouvernement, qu’elle domine, s’en sortent légèrement diminués, des derniers évènements. Certes les troubles ont été rapidement circonscrits mais le couvre-feu a dû être, finalement, imposé. L’impressionnant dispositif sécuritaire, déployé vendredi, a encore renforcé le caractère sévère et imminent, sans doute exagéré, qu’on a voulu donner au danger qui menace le pays. Une impression finalement nuancée par la levée, le jour même, du couvre-feu.

Glorieuse terre de Tunisie

 

Les derniers évènements ont illustré, d’une façon spectaculaire, la puissance et la capacité de nuisance des ennemis de notre révolution. Ils sont, en effet, nombreux et possèdent d’impressionnants moyens de propagande et de communication. Ils disposent, également, d’énormes ressources matérielles et humaines et d’une armada, redoutable, d’experts et de professionnels, rôdés dans l’art de la manipulation, la diffusion des rumeurs, la mobilisation des foules, l’infiltration des partis et formations politiques et la fomentation des troubles et des émeutes meurtrières. 

Une exposition qui fera date...

A quelque chose malheur est bon ! Jamais dans notre pays une exposition d’artistes-peintres n’a suscité autant de réactions ! Jamais dans notre pays des hommes politiques, des journalistes, de simples citoyens ne se sont donné autant de peine pour interpréter une peinture, et essayer de deviner ce qu’elle représente et ce qu’elle peut communiquer comme émotions ou suggérer comme idées et réactions.

Les médias, talon d'achille de la révolution

Les dernières déclarations de l’ambassadeur des états unis, à propos du verdict rendu dans l’affaire « Nessma », sont assez surprenantes… Elles émanent en effet d’un diplomate, chevronné, d’une superpuissance occidentale, amie, supposée, jusqu’à maintenant, plutôt favorable à la coalition, actuellement au pouvoir. Elles critiquent, de surcroit, la magistrature tunisienne qui, depuis la révolution, jouit, du moins en apparence, d’une grande autonomie, sans intervention, aucune, de l’exécutif.

"Grèves générales"

Des « protestations ambulantes », selon une formulation bizarre du journal télévisé de 20 heures, se suivent, en se relayant, entre quelques délégations du sud du pays, tout particulièrement autour du bassin minier. La chaine nationale de télévision, qui les reprend avec beaucoup d’insistance, semble leur accorder beaucoup d’intérêt ... Elles occupent souvent la une de son principal bulletin d’information.

Qui cherche à achever la révolution ?

Le droit de manifester, personne ne le discute. Mais pourquoi manifester ? Juste pour courir, insulter la police et crier à la répression ou, plutôt, pour transmettre un message, revendiquer un droit, dénoncer une injustice ou exprimer une opinion? Pourquoi, dans ce cas, ne pas le faire dans le calme, et en respectant la loi ? On peut manifester en petits groupes silencieux, avec une simple pancarte, en se postant à un coin de l'avenue, sans perturber ni gêner personne. Qui osera, dans ce cas, nous taper dessus ? On n'a pas besoin de crier, de courir, d'être nombreux, pour faire entendre raison et défendre notre cause, si elle est juste. Manifester pour manifester, juste pour le grabuge, pour créer l’actualité, s’afficher sur les écrans

L’heure est à l’union des forces révolutionnaires.

La révolution glisse dans une nouvelle phase, périlleuse, où des individus, véreux, font leur apparition pour semer le trouble, la zizanie et la discorde, du mieux qu’ils peuvent, entre les tunisiens ; perturbant gravement, par leur action, subversive, la mise en application des réformes, urgentes et nécessaires, pour la consécration des buts de la révolution.

Une victoire pour la révolution

ll existe bien-sûr plusieurs lectures possibles des évènements selon les tendances politiques de chacun. Le président du parti du mouvement islamique a rappelé, et on ne peut le nier, que c'était la promesse de départ de son parti, – de ne pas exiger l’application de la charia –, bien avant les élections, et que sa dernière décision est bien conforme à son engagement électoral. Il est probable aussi que ses partenaires de la coalition, du centre gauche, n'auraient pas accepté que la charia soit mentionnée comme unique et principale source de législation dans le pays et que l’accord s’est fait sur ce point lors des premiers pourparlers entre les trois formations, avant même de discuter la composition du futur

Tunisie. Le retour du printemps

La fièvre révolutionnaire commence à chuter, progressivement, en ce début de la deuxième année de la révolution tunisienne. La scène politique devient moins mouvementée. Les coups de théâtre, les retournements de situation, se font plus rares. Mais l’effervescence dans la rue ne s’est pas, totalement, estompée. La politique, les affaires de la cité, continuent à susciter, fortement, l’intérêt de la population.

Nejib tougourti

Beaucoup de mauvaise foi !

 
Décidemment, notre chère opposition ne rate aucune occasion pour s'illustrer par des prises de position, des attitudes et des critiques, excessives, et même, parfois, superficielles et d'une grande médiocrité, qui relèvent de la politique politicienne, sinon, d'une mauvaise foi, manifeste. C'est bien dommage ! On espérait beaucoup plus d'une "élite" politique qui s'est faite le chantre de la modernité, de l'esprit cartésien, de la rigueur et qui a souvent traité ses adversaires avec beaucoup d’arrogance, les accusant, d’une façon, à peine voilée, d’ignorance et d'un manque d'expérience et de discernement !

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