La dérive religieuse

 

S'attaquer aux croyances, insulter les Dieux et les messagers, souiller, détruire les temples et les lieux de prière, constituent des actes de guerre, d'extrême gravité, vieux comme le monde, qui ont caractérisé des périodes particulièrement sombres, de fanatisme, d'intolérance et de conflits religieux, ayant jalonné l'histoire de toute l'humanité et qui ont toujours coïncidé avec des périodes de famine, d'épidémies et de grande misère.

Mes sincères condoléances au peuple américain

Mes sincères condoléances au peuple américain !
Il est clair que les assassins d'aujourd'hui, à Benghazi, ne sont ni des musulmans zélés, provoqués par un film blasphématoire, posté sur l'Internet, ni des ressortissants libyens soucieux de défendre les intérêts de leur pays, mais de vrais professionnels du crime qui ont agi dans le cadre d'un agenda précis qui a pour but essentiel de nuire aux bons rapports qui lient, désormais, nos pays du printemps arabe aux Etats-Unis, la première puissance mondiale. 

Une démonstration peu convaincante

J'ai longtemps cherché sur le web pour, finalement, tomber sur la dépêche de l'Associated Press concernant la manifestation d'hier, lundi 13 août, journée de la femme en Tunisie. J'avais besoin d'une estimation précise et neutre du nombre des participants.

La Deuxième Révolution n'aura pas lieu

Notre opposition vient d’essuyer, encore une fois, un cuisant échec. Cette fois-ci, à Sidi Bouzid, où elle a choisi de s’exhiber. Elle cherchait, pourtant, à courronner une intense période d’hostilités qu’elle avait menées, tambour battant, contre le gouvernement à majorité islamiste.

La contrerévolution contre-attaque

 

Il est clair, maintenant, que nous assistons au commencement d'une vaste opération qui tend à déstabiliser le gouvernement actuel. Ce dernier n'a pas démérité dans l'ensemble, eu égard à la situation catastrophique qu'il a héritée. Mais la classe aisée, qui a largement profité de l'ancien régime, a décidé, soutenue par les mêmes milieux politico-financiers étrangers, qui ont causé la ruine du pays, de mettre un terme, brutalement, à une expérience démocratique qui risque de mener à une prise du pouvoir par les classes pauvre et moyenne, longtemps opprimées et de mettre un terme aux nombreux privilèges qu'elle s'est octroyés, abusivement, et qu'elle ne peut accepter leur remise en question.

Pause politique pour le mois saint

Je ne sais pas, si, comme moi, vous trouvez Ramadan, cette année, un peu particulier. Il y a de la gravité et du souci dans l’air. Après l’euphorie et la confusion de l’année dernière, les tunisiens semblent plus posés et sérieux, cette année.

Une trêve au sommet

On ne peut, franchement, rester insensible à la sincérité, le courage et la grande honnêteté intellectuelle de notre Président de la République qui a reconnu, sans détours, que l’effet pervers du pouvoir est, parfois, à l’origine de bien de déboires et erreurs d’appréciation. En avouant  qu’il n’est pas, lui-même, immunisé contre ce mal, il a admis, d’une façon presqu’explicite, que certaines de ses dernières initiatives n’étaient pas, peut-être, bien inspirées...

Un meilleur climat politique

Malgré tous les reproches et les critiques que l’on peut, légitimement, faire à l’UGTT, et son terrible silence sous la dictature, malgré les errements de sa direction actuelle qui, à peine investie, s’est livrée à de violentes et répétées attaques, injustifiées, contre le premier gouvernement élu; malgré les nombreuses grèves déclenchées, à son instigation, dans des secteurs névralgiques de l’économie, et l’abominable chantage, exercé par ses fédérations régionales, mettant en péril, à chaque fois, la stabilité et la sécurité, même, du pays;

Les scénarios possibles

Les passions sont déchainées, les cartes sont brouillées et les médias ajoutent à la confusion. Quatre scénarios semblent possibles :

-1- Le « consensus national » à la tunisienne: 

un partage, de fait, du gâteau est négocié entre les principaux gagnants. Ennhadha multiplie les concessions à ses adversaires, du RCD et de l’opposition séculière, actuelle.

Le pays a besoin d'un homme de réconciliation nationale

L’ancien régime faisait une nette distinction entre sa clientèle, ses partisans, ses alliés et les autres, qui ne sont pas les siens, exclus, éloignés des centres de décision, parfois même dépossédés de leur biens, privés de leurs revenus, humiliés et réduits à la misère et à la pauvreté. 

La dictature a œuvré pour la scission, la division du pays. Elle a scindé la population en bons, de son coté, et mauvais, contre elle ou qui ne la soutenaient pas. Les sentiments de fraternité, de solidarité et d’affection, qui unissaient les tunisiens ont, rapidement, cédé la place au ressentiment, la colère et la rancune.

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