Un gouvernement imposé de l'extérieur

Soulagés, mais sans grand enthousiasme, les tunisiens ont pris acte des résultats du vote qui a accordé la confiance de l'ANC au nouveau gouvernement JOMAA, avec une majorité confortable. La nouvelle formation, pourtant, a bien surpris, voire déçu, beaucoup d'entre eux, qui ont dû la trouver peu assortie avec le contexte politique et socio-économique, explosif, dans lequel vit le pays depuis près de trois ans.

La Révolution à l'âge de raison

Les tunisiens, dans l'expectative de nouveaux développements d'une situation encore confuse, continuent à surveiller l'actualité avec patience et retenue. Beaucoup d'entre eux sont conscients que la phase de la rhétorique révolutionnaire est bien terminée. Les premières heures d'euphorie, quand tout semblait possible, sont, aujourd'hui, bien lointaines.

Un anniversaire dans la morosité

Dans un mois, peut-être moins, et à moins d'un imprévu, un nouveau gouvernement, présidé par M. JOMAA, remplacera l'actuel, de M. LAAREYEDH.
Les tunisiens ne sont pas rassurés, pour autant. Seule une petite minorité d'entre eux, ose, en effet, parier sur la fin de la crise. La difficulté de la tâche qui attend le prochain locataire du Palais de la Kasba, et l'importance des défis qu'il aura à relever, sont, en grande partie, à l'origine du scepticisme de l'opinion publique. 

Un choix judicieux

Le choix de M. JOMAA est judicieux et envoie des messages très positifs à l'opinion nationale et internationale, qui ont un grand besoin d'être rassurées sur l'avenir politique et économique de notre pays. Le génie tunisien a, de nouveau, frappé !

Vers une dictature Hallal

Ce n'est jamais sans intérêt, pour des adversaires politiques, que de se réunir, de se voir, de se côtoyer, de se parler, de mesurer la distance qui les sépare et de découvrir ce qui pourrait les rapprocher. Discuter, négocier, est un excellent moyen pour désamorcer les crises, réduire les tensions, relativiser les différends et nuancer les positions les plus extrêmes. Cela évite, également, la rupture et diminue le risque de la surenchère, des malentendus, des rancunes et des ressentiments, qui peuvent aboutir à un affrontement violent, parfois meurtrier, destructeur. 

Il faut changer d'âne !

A peine la partie commencée, et après quelques tirs au but, mal cadrés, l'arbitre a suspendu, pour antijeu, le derby, tant attendu, qui opposait la Troïka, à son domicile, à ses hôtes de l'opposition. Le dialogue national s'est interrompu dès son début, dès sa première semaine, destinée à désigner un premier ministre au futur gouvernement. Un cuisant échec pour le Quartet, qui, avec une assurance étonnante, avait, pourtant, prévu un itinéraire sans faute, avec un calendrier précis, de trois semaines. Un sérieux coup porté à sa crédibilité et à sa sacrosainte feuille de route, qu'il s'était engagé à faire respecter, à la minute près. Le Secrétaire Général de la Centrale Syndicale, son porte parole, a promis, sur un ton menaçant, la reprise rapide du Dialogue National, sur "de nouvelles bases solides".

Une situation bien inquiétante

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Que nous cache-t-elle la prochaine étape transitoire, qui devrait bientôt commencer, avec la formation du nouveau gouvernement? 
Selon un récent sondage, 60% des tunisiens sont persuadés que le dialogue national permettra de ramener la paix sociale et politique, et d'assurer au pays le calme nécessaire au bon déroulement des prochaines élections. Le pourcentage avancé, très exagéré, devrait être, à mon avis, divisé par deux, pour rester proche de la réalité. Peu de tunisiens, en effet, sont aussi confiants que Cheikh Ghannouchi dont la béatitude, sur le petit écran, a fortement irrité les plus grands de ses inconditionnels. Ses assurances, celles du Secrétaire Général de l'UGTT, du Président de la Constituante, et les propos mielleux des députés dissidents, qui ont repris leurs sièges à l'hémicycle du Bardo, ne peuvent, en effet, occulter de nombreux sujets de grande inquiétude, qui ne poussent guère à l'optimisme. 

Les chiens aboient, la caravane passe

Décidément, le 23 octobre n'est pas une date faste pour l'opposition. Après la spectaculaire débâcle électorale de l'année 2011, elle vient d'essuyer, deux années plus tard, jour pour jour, une deuxième et retentissante défaite, presque aussi désastreuse que la première. Après près de quatre mois de manifestations, sit-in, et virulentes campagnes médiatiques de mensonges, de menaces et d'insultes contre la coalition au pouvoir, elle n'a pas réussi à drainer, lors de sa dernière manifestation, dite de la "journée décisive", malgré ses vingt deux partis, plus de quelques milliers d'individus.

Le terrorisme ne passera pas

Le dernier épisode dans la lutte contre le terrorisme, et malgré la perte tragique, au cours de l'opération, de deux de nos valeureux soldats, de la garde nationale, est à mettre à l'actif de nos services de sécurité qui, grâce à un imposant dispositif de traque et de poursuite des cellules terroristes, sur tout le territoire tunisien, et une vigilance à toute épreuve, ont réussi à surprendre la dangereuse bande d'une quinzaine de tueurs. Ils se sont retranchés dans une maison lointaine d'un petit village, Douar Ismail, près de Djebel Twella, gouvernorat de

Une opposition en mauvaise posture

A l'occasion de la fête de l'Aïd, diverses chaînes de télévision ont recueilli, au hasard, les vœux de différents citoyens. Un grand nombre d'entre eux étaient visiblement angoissés par la situation politique dans le pays, et ont exprimé, à ce propos, l'espoir d'un retour, rapide, du calme et  la stabilité qui caractérisaient leur patrie. La plupart, cependant, ont évité de prendre partie en faveur ou contre le gouvernement actuel. Rares, aussi, ceux qui se sont laissés trahir par un engagement idéologique en faveur d'un quelconque parti ou mouvement.

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