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Le terrorisme ne passera pas

Le dernier épisode dans la lutte contre le terrorisme, et malgré la perte tragique, au cours de l'opération, de deux de nos valeureux soldats, de la garde nationale, est à mettre à l'actif de nos services de sécurité qui, grâce à un imposant dispositif de traque et de poursuite des cellules terroristes, sur tout le territoire tunisien, et une vigilance à toute épreuve, ont réussi à surprendre la dangereuse bande d'une quinzaine de tueurs. Ils se sont retranchés dans une maison lointaine d'un petit village, Douar Ismail, près de Djebel Twella, gouvernorat de

Béja, au Nord-Ouest du pays, pour mettre au point, loin des regards indiscrets, leurs criminels projets. Les armes, les explosifs, découverts, en importante quantité, sur le lieu de leur repaire, ne laissaient aucun doute sur leurs vils desseins de mener, sur notre sol, des actions meurtrières, qui auraient pu occasionner, si elles avaient réussi, de nombreuses victimes, parmi nos forces armées et nos concitoyens.

Ce n'est pas la première fois qu'un groupuscule terroriste est découvert et mis hors d'état de nuire, avant même qu'il ne passe à l'action. Nos services de sécurité ont, déjà, réussi, récemment, à neutraliser, dans les mêmes conditions, d'autres cellules, prises en flagrant délit de préparation à des actes terroristes, et empêchées, à temps de les exécuter. Elles appartiennent, toutes, au même réseau terroriste responsable de l'assassinat des deux hommes de l'opposition, Chokri BELAID et Mohamed BRAHMI. Les interventions, de plus en plus efficaces, menées conjointement, et en parfaite coordination, par l'armée, la garde nationale et les brigades anti-terroristes du ministère de l'intérieur, témoignent d'une réelle volonté politique du gouvernement, bien déterminé à mettre un terme aux menées subversives armées, sur notre territoire, quelle que soit leur couverture idéologique ou religieuse.

Les tunisiens ont exprimé, à plusieurs occasions, leur totale solidarité dans la guerre contre le terrorisme que la population continue à défier d'une façon unanime et spectaculaire. Il n'a pas réussi à lui faire peur.  Elle poursuit son habituel train de vie, et n'a, même pas, renoncé à ses divertissements et loisirs, des jours de fête et fériés, que les terroristes semblent vouloir, à tout prix, lui gâcher. Ils ne sont pas, cependant, les seuls à chercher à semer le doute et le trouble dans son esprit. De nombreux médias et certaines figures politiques de l'opposition, ont, consciemment ou inconsciemment, agi dans le même sens, d'une façon irresponsable, en brossant un tableau des plus sombres de la situation, exagérant, à dessein, les moyens dont disposent les terroristes et leurs capacités à mener de grandes frappes meurtrières dans tout le pays.

Des fuites ont été organisées, dans les médias, par certaines parties, faisant état d'une série d'imminents attentats, d'envergure, en cours de préparation. Ces bruits ont été précédés par d'autres rumeurs sur des brigades armées, en Libye, prêtes à envahir le pays pour prêter main forte aux groupes de terreur, déjà installés sur notre territoire. Des politiciens, de l'opposition, n'ont pas trouvé mieux que de manifester devant le siège du ministère de l'intérieur, scandant des slogans, volontairement alarmistes. Ils ont rendu, par leur mouvement, un inestimable service au terrorisme, qui se nourrit, comme on le sait, de l'impact publicitaire produit par ses criminelles actions. Certains médias ont joué sur la fibre émotionnelle en diffusant en boucle les images des familles des deux officiers de la garde nationale, lâchement assassinés, très éplorées par la perte de leurs deux proches. La palme d'or revient, sans doute, à certains dirigeants du Syndicat National des Forces de la Sécurité Intérieure, qui ont fait preuve d'un manque inouï de professionnalisme  et de discipline, en se comportant d'une façon irrespectueuse à l'égard de leurs commandants et officiers supérieurs et des trois présidents venus, lors d'une cérémonie officielle, rendre hommage à leurs deux collègues, tombés en martyrs. La chaine nationale de télévision a diffusé, à deux reprises, les images de cette scène infâme, avec une coupable inconscience.

L'assurance affichée par la population et sa grande confiance en ses forces armées et de sécurité et leur capacité à vaincre le terrorisme, sont justifiées. Notre pays n'est pas, non plus, isolé dans cette lutte et il peut compter sur le soutien et la collaboration, déjà effectifs, des pays voisins, la Libye, et surtout l'Algérie, ainsi que de nombreux amis, européens, dont l'apport, vu leur expérience dans ce domaine, est très précieux. Différents éléments laissent, également, penser, et contrairement à ce que l'on essaye de nous  le faire croire, qu'il ne s'agit, en réalité, que d'un petit réseau d'individus, de la police secrète de l'ancien régime, agissant sous la couverture, désormais classique, de l'extrémisme religieux et que la plupart de ses membres sont bien connus de nos services de sécurité. Rien, dans leur comportement sur le terrain, leur organisation, et les moyens dont ils disposent ne laisse supposer une grande maîtrise des techniques de la guérilla urbaine, ou une capacité à se cacher et se fondre dans la nature. Ils sont, actuellement, cernés, en totale déconfiture, incapables de monter ou de réussir de nouvelles actions. Bientôt, ils déposeront les armes, au grand dam de tous ceux  qui ont misé sur le spectre du terrorisme, pour arriver au pouvoir.

 

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