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L'Etat profond se mobilise

Les forces de la réaction, de l'intérieur et de l'extérieur, s'obstinent à poursuivre l'exécution d'un vil complot contre notre nation et ses intérêts. Depuis la fin du mois de Juillet et le lâche assassinat de M. Brahmi, elles tentent, en vain, de remettre en question l'ensemble du processus révolutionnaire et de faire revenir le pays au statut quo ante, du temps de la dictature. Leur détermination est d'autant plus grande qu'elles sont persuadées qu'elles ne peuvent parvenir à leur fin par la voie des urnes et que la révolution ne cesse, avec le temps, de se renforcer et de consolider ses acquis pour les rendre irréversibles. 

Il s'agit bien d'un combat d'arrière garde, sans espoir. Leurs chances de le gagner sont nulles. Démasquées leur marge de manœuvre est de plus en plus étroite. Malgré tous les moyens, encore à leur disposition, malgré la complicité d'un grand nombre de médias, de la presse écrite, électronique et audiovisuelle, malgré les fonds considérables déboursés par la pègre locale et internationale, pour leur venir en aide, malgré les actes terroristes, destinés à déstabiliser le pays et servir leur ignoble dessein, elles n'arriveront jamais à étouffer l'énorme élan de liberté et de dignité qui secoue une grande partie de la population, bien déterminée à faire échouer leurs conspirations. 
Les forces de la contrerévolution qui se réclament, aujourd'hui, pompeusement, d'un front de salut national, qui prétendent vouloir sauver le pays du danger islamiste, de l'effondrement économique, des risques d'une guerre civile, sont, essentiellement, composées de fidèles à l'ancien régime qui ont longtemps servi ses intérêts et fait partie de son vaste système de corruption. Elles se sont, directement ou indirectement, associées à la répression et la spoliation des droits et libertés de nos concitoyens. Elles ont contribué au développement de la corruption, l'amplification des inégalités entre nos régions, la paupérisation et la dilapidation des biens de notre pays, en complicité avec une poignée de prédateurs et avec la bénédiction et l'appui d'une mafia mondiale des milieux capitalistes financiers. Elles se sont alliées à la dictature et ont servi sous ses ordres. Elles avaient pour mission de contrôler les médias, la société civile, les associations professionnelles, les organisations syndicales et les partis de la pseudo-opposition que la dictature tolérait pour faire croire à un semblant de vie démocratique. 
Ces forces qui se disent pour le progrès et la modernité et prétendent, maintenant, se mobiliser pour nous sauver du péril terroriste et de la mainmise du courant islamiste, sont en réalité des forces réactionnaires, d'arrière garde, liberticides. Ses représentants actuels n'ont pas hésité, dans le passé, à recourir à l'intimidation, le chantage et la délation pour priver de pauvres citoyens de leurs droits et leur libertés, et s'attribuer des privilèges exorbitants et illégitimes. Au même titre que les partisans de l'ancien parti unique, ils ont contribué à la ruine matérielle et spirituelle du pays et à son déséquilibre économique, social et culturel. Ils représentent l'armée de réserve, la cinquième colonne, l'Etat profond, laissé par le dictateur derrière lui et cherchent à lui survivre. Ils ont pourri nos vies pendant près de 60 ans. Nous avons juré de les mettre hors d'état de nuire et nous tiendrons parole. Ils ne passeront pas. Foi d'un peuple qui a choisi de vivre !

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