You are here

Glorieuse terre de Tunisie

 

Les derniers évènements ont illustré, d’une façon spectaculaire, la puissance et la capacité de nuisance des ennemis de notre révolution. Ils sont, en effet, nombreux et possèdent d’impressionnants moyens de propagande et de communication. Ils disposent, également, d’énormes ressources matérielles et humaines et d’une armada, redoutable, d’experts et de professionnels, rôdés dans l’art de la manipulation, la diffusion des rumeurs, la mobilisation des foules, l’infiltration des partis et formations politiques et la fomentation des troubles et des émeutes meurtrières. 

La Tunisie est aujourd’hui dans le collimateur d’une internationale de la corruption, du banditisme et du crime, qui infeste des régions entières du monde, ruine les économies, sème la zizanie et la haine entre les peuples et au sein des populations, fomente des troubles et des guerres civiles et dilapide les richesses des pays qu’elle parasite et détruit de l’intérieur, à l’instar d’un mal pernicieux, incurable. Son arme la plus redoutable, qu’elle utilise contre les pays musulmans avec beaucoup de succès, est la religion ou plus exactement l’intégrisme religieux. Des nébuleuses terroristes internationales, agissent en toute impunité, au nom de l’islam, et mènent une véritable guerre contre des citoyens paisibles, désarmés, inoffensifs, qui assistent, paralysés par la peur, et jusqu’au seuil de leurs portes, à un horrible massacre, quasi quotidien et systématique de leurs êtres chers, sans pouvoir réagir ou se défendre. Des pays entiers sont dévastés, irrémédiablement. Leurs ressources sont exploitées, en sous-mains, par de puissants réseaux crapuleux, aux dépens de leurs peuples, qui souffrent de la pauvreté, de la faim et de la misère. 
Les forces occultes qui agissent contre nos intérêts, à l’intérieur de nos frontières, sont les fidèles serviteurs de cette internationale du crime, qui s’est développée dans le sillage du capitalisme financier, à l’instar d’un monstre géant, aux mille tentacules et que personne ne sait, encore, comment le neutraliser. Ses lieutenants dans notre pays, qui avaient à leur tête l’ancien président et sa mafieuse famille, continuent à sévir. Ils viennent, enfin, de recevoir le signal pour le début d’une guerre sans merci, contre le pays, ses institutions, son économie, ses hommes politiques et son élite. 
Un terrible vent de zizanie commence à souffler sur nos villes, ces derniers temps, ayant pour thème principal la religion. Des noms de guerre de « chefs spirituels et religieux », pour la plupart d’anciens repris de la justice et des aventuriers dangereux, foisonnent, relayés, à dessein, par de nombreux médias, dont les moyens de financement restent mystérieux. Des médias qui incitent à la haine, reprennent et amplifient les rumeurs, les appels aux meurtres et distillent, à chaque mot, à chaque ligne, leur poison mortel. De nombreux hommes politiques tunisiens, aveuglés par la soif du pouvoir, se rangent consciemment ou inconsciemment du côté des ennemis du pays, sabotent systématiquement tout effort de reprise économique et de stabilisation de la situation sociale et politique. Ils usent d’un hideux chantage contre toute la population, prise en otage, n’ayant à l’esprit que le partage du gâteau et un accès au monde des transactions juteuses, de l’affairisme, de l’argent sale et de l’enrichissement illicite. 
Prendre à la légère la gravité de la situation, cruciale que nous vivons actuellement, c’est faire preuve d’une fatale irresponsabilité. Il est nécessaire, et la situation l’exige, de faire face avec force et fermeté à tous les agissements qui risquent de nuire à la sécurité de notre pays. Il faut renforcer la surveillance à nos frontières. La loi doit être appliquée sans états d’âme contre non seulement les fauteurs de troubles et les casseurs, mais aussi contre ceux qui diffusent les rumeurs, les appels aux meurtres, à la haine et qui incitent les citoyens à s’entretuer, pour des raisons familiales, tribales, ethniques, raciales ou religieuses. Il faut dénoncer et démasquer tous les médias qui se livrent à l’intox, à la manipulation, qui violent d’une façon répétée et scandaleuse les règles élémentaires de la déontologie et de l’éthique du métier. Les tunisiens doivent rester vigilants, ne pas relayer les informations qui risquent de semer le trouble, le doute et la peur dans les esprits. Ils doivent se garder de se mêler à toute entreprise, suspecte, destinée à affaiblir nos institutions ou les discréditer. Notre classe politique doit mettre au plus vite une sourdine à ses luttes intestines, ses calculs mesquins pour le leadership et faire preuve de patriotisme et de maturité, en prenant l’exemple sur cette Tunisie profonde qui, aujourd’hui, a infligé un camouflet aux ennemis de la révolution et a fait preuve d’une grande retenue et beaucoup de discipline. Elle vient de démontrer que notre pays n’est peut-être pas au premier rang des puissances économiques ou militaires de ce monde mais qu’il est, assurément, parmi les plus riches par la valeur de ses hommes et femmes, leur maturité, et la grandeur de sa civilisation, trois fois millénaire, qui a résisté à bien de despotes et conquérants et a surmonté les plus terribles des épreuves. Nous vaincrons et nous continuerons sur notre chemin, unis et victorieux, sonnant partout le glas et la fin de l’empire du terrorisme et du crime.